Emploi / Compétences

la filière Énergie en Haute-Normandie – Activités et emplois

La Haute-Normandie est la 1ère région énergétique française en termes d’emploi et de production de richesses. Pour maintenir cette excellence et accompagner les acteurs face à des enjeux forts dans les domaines de l’emploi et de l’économie, la filière Énergie Haute-Normandie a été créée en 2009.

Une des missions principales de la filière, initiée à la fois par des entreprises, acteurs majeurs de l'énergie, l'État et ses directions concernées, le Conseil Régional, le Rectorat, les Universités, des Écoles d'ingénieurs, est de répondre à un double objectif : servir le territoire tout en renforçant des entreprises déjà performantes.

C’est pourquoi, il est important pour la filière Énergie Haute-Normandie de se doter d’un observatoire de l’emploi et des métiers.

Pour commencer, un premier travail exploratoire réalisé par le CREFOR1 de décembre 2010 au 31 mars 2011, a permis de guider les réflexions engagées par l’association Énergies Haute-Normandie sur la recherche et la caractérisation des métiers à enjeux.

Ce rapport intitulé « la filière Énergie en Haute-Normandie – Activités et emplois », basé principalement sur le recensement de la population 2006 et sur les effectifs salariés de Pôle Emploi, s'articule en trois grands chapitres:

  1. Identification des activités énergétiques et leur répartition sur les zones d’emploi
  2. Caractérisation des actifs des métiers de l’énergie (restriction du périmètre aux personnes exerçant un métier directement lié à l’énergie) : âge, sexe, diplôme etc...
  3. 10 fiches métiers caractéristiques de la filière en 2009.

La première partie met en lumière l'importance du nombre d'emplois liés aux activités du secteur de l’énergie, recensant un effectif d’environ 41 000 salariés répartis sur les 13 zones d’emploi de Haute-Normandie.

En 2009, la filière énergie représentait 7,40% de l’ensemble des effectifs salariés du secteur privé de la Région, contre 5,58% en France, traduisant une forte spécificité régionale.

Elle est structurée en deux grands domaines d’activité:

  • La Production/Distribution d'énergie, elle-même subdivisée en quatre sous-domaines : Électricité, Énergies fossiles, Gaz et Réseaux de chaleur (environ 11 000 emplois)
  • La Maîtrise regroupant trois sous-domaines que sont le Bâtiment, l'Industrie et le Tertiaire (environ 30 000 emplois).

Les deux grands domaines se partagent respectivement 27 et 73% des salariés de la filière. Les deux sous-domaines du Bâtiment et de l'Industrie regroupent à eux seuls près de 60% des emplois.

Géographiquement, trois zones d’emplois concentrent trois quarts des actifs de la filière énergie : Rouen (41,4%), Le Havre (23,3%) et Évreux (9,5%).

Le poids de la filière dans les économies locales varie beaucoup d’une zone d’emploi à l’autre. Ainsi, 10,2% des actifs de la zone d’emploi de Lillebonne travaillent dans une entreprise de la filière, alors que dans la Vallée de la Bresle, ils ne sont que 1,6%. La zone d’emploi du Havre se distingue des autres car la filière énergie représente une part importante non seulement de son économie (6,7% des actifs du territoire travaillent dans une entreprise de la filière, alors que la moyenne pour la Haute-Normandie est de 5,8%), mais également de l’emploi régional de la filière (23,3% des actifs de la filière travaillent au Havre).

Le domaine Production/Distribution d’énergie dépasse le quart des emplois de la filière dans seulement trois zones d’emploi : Lillebonne (50,5%), Le Havre (47,1%) et Dieppe (39,9%).

L’évolution globale des effectifs est peu significative, puisqu’en dix ans, le nombre de salariés du secteur privé est resté stable. Néanmoins, chaque zone d’emploi n’a pas suivi la même variation. Ainsi, Le Havre a augmenté de 18,6% le nombre de ses salariés, tandis qu’Evreux en perdait 20%. Quant aux sous-domaines, le poids du Bâtiment s’est renforcé, en augmentant de 14% ses effectifs, au détriment de celui de l’Industrie qui en perd 20%. Le Tertiaire enregistre une progression de 11% sur ces dix dernières années. Mais les évolutions relatives les plus significatives concernent les petits effectifs : ceux du sous-domaine Réseaux de chaleur ont plus que doublé, et ceux du gaz ont augmenté de 60%.

Dans sa deuxième partie, l’étude du CREFOR s’intéresse plus précisément aux caractéristiques des personnes exerçant leur activité professionnelle en lien avec l’énergie.

Il apparaît que la catégorie socio-professionnelle « ouvrier », supérieure de 20 points à la répartition de l'ensemble des actifs de l'économie générale de Haute-Normandie, est la plus représentée dans la filière, avec une part de 49% de ses emplois. Cette catégorie est plus qualifiée (64% contre 60% dans l'économie générale) et 41% ont au moins le niveau V (CAP / BEP), contre 31% dans l'ensemble de l'économie haut-normande.

Les niveaux de qualification les plus élevés se trouvent représentés dans le sous-domaine Énergies fossiles, puisque la part des personnes n’ayant aucun diplôme n’est que de 8% (contre 19% dans l’ensemble des métiers de l’énergie) et que celle des actifs ayant un diplôme supérieur ou égal au niveau bac est de 71% (contre 39% dans l’ensemble des métiers de l’énergie).

1: Centre Ressources Emploi Formation - www.crefor-hn.fr -

Accédez au rapport du CREFOR - Mars 2011 - "La filière Énergies en Haute-Normandie: Activités et Emplois"





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